Cette vidéo rare, issue des archives Gaumont Pathé, nous transporte dans l’île de La Réunion telle qu’elle était au début du XXe siècle. À travers ces images en noir et blanc, c’est tout un mode de vie, un paysage, une culture qui renaît sous nos yeux.
Un parcours à travers l’île
Le film s’ouvre sur une plaque commémorative en hommage à Mahé de La Bourdonnais, gouverneur emblématique du XVIIIe siècle. Elle symbolise le lien historique entre la France et l’île Bourbon, ancien nom de La Réunion.
On découvre ensuite Saint-Denis, capitale administrative et économique de l’île. Les rues fourmillent de vie : passants, marchands, calèches. L’ambiance coloniale y est palpable, avec ses maisons créoles et ses façades aux balcons ouvragés.
Paysages sauvages et routes spectaculaires
Les caméras prennent de l’altitude pour révéler la côte découpée de Manapany et Langevin, où la mer vient frapper les falaises volcaniques. Puis, serpente la route du Cratère dans un décor escarpé, témoignage de l’activité volcanique qui façonne l’île.
Dans ce relief accidenté surgit la statue de la Vierge au Parapluie, protectrice des voyageurs, perchée au-dessus des ravines.
Scènes de vie urbaine
La caméra se pose dans les rues de Saint-Louis, puis descend vers Saint-Pierre, capturant la rue des Bons Enfants et la rue Auguste Babet, toujours animées par une foule dense. On y perçoit l’effervescence d’un port en pleine activité, les marchands, les enfants, les ouvriers.
L’intérieur de l’île et ses traditions
Cap ensuite sur Hell-Bourg, dans le cirque de Salazie. On y découvre la station thermale, prisée par les curistes venus profiter de ses eaux bienfaisantes. L’architecture y est typique, entre tradition créole et influences françaises du XIXe.
Le film s’attarde sur les habitants d’un village, leurs sourires, leurs gestes, leurs habits. Une séquence précieuse, capturant la vie quotidienne avec simplicité et dignité.
Un final en musique
La vidéo s’achève par une danse folklorique traditionnelle : « la Segha » note t’il, il s’agit bien du Séga. Les corps se meuvent avec énergie, mêlant joie, lacher prise et identité.
Ce film est bien plus qu’une archive : c’est un fragment de mémoire, une carte postale animée d’un temps révolu. Il témoigne de la richesse culturelle, humaine et géographique de La Réunion en 1930.